Selon Century 21, les primo-accédants tirent le marché immobilier
Présentés ce 29 juin lors de la conférence de presse de Century 21, les chiffres du premier semestre 2026 confirment la stabilisation du marché immobilier ancien. Si les primo-accédants retrouvent une place centrale dans les transactions, le blocage des secundo-accédants pèse désormais sur la fluidité du marché. Décryptage.
Après le rebond observé en 2025, le marché immobilier ancien conserve une certaine stabilité au premier semestre 2026. D’après le réseau Century 21, les transactions ont progressé légèrement de 0,9 % sur les appartements tandis qu’elles ont reculé de 1 % pour les maisons. Les prix restent également orientés à la baisse, mais dans des proportions limitées : -0,5 % pour les appartements et -0,7 % pour les maisons.
Cette résistance s’explique notamment par un début d’année dynamique, rapidement freiné par le regain d’incertitudes économiques et géopolitiques. Le conflit en Iran, les tensions sur les prix de l’énergie et la remontée des anticipations de taux d’intérêt ont conduit de nombreux ménages à différer leur projet immobilier.
Pour autant, le réseau estime que le véritable enseignement du semestre se situe ailleurs : le marché change progressivement de visage.
Les primo-accédants reviennent, les secundo-accédants restent bloqués
Le retour des primo-accédants constitue l’un des faits marquants de ce début d’année. Ils représentent désormais 18,2 % des acquéreurs de maisons (+9,6 % sur un an) et 21,1 % des acheteurs d’appartements (+6 %).
Une nouvelle tendance confirmée par la Banque de France. Sur les 12 mois glissants, les primo-accédants représentent désormais près de 45 % des nouveaux crédits immobiliers, contre moins de 39 % pour les secundo-accédants. Il y a 6 ans, la situation était exactement inverse. « Non seulement les primo-accédants ont refait surface mais ils tirent le marché et prennent le leadership », souligne Charles Marinakis, président de Century 21 France.
Mais cette progression cache un phénomène préoccupant. « Si les primo-accédants pèsent davantage dans les statistiques, c’est aussi parce que les propriétaires déjà installés se font plus rares sur le marché. Or, ce sont eux qui faisaient tourner une grande partie de la chaîne immobilière », observe Charles Marinakis. Et pour cause, lorsqu’un ménage vendait pour acheter plus grand, changer de territoire ou adapter son logement à une nouvelle étape de vie, il libérait un bien et permettait à d’autres acquéreurs d’entrer à leur tour dans le marché.
Aujourd’hui, de nombreux propriétaires ayant acheté entre 2020 et 2022 bénéficient encore de crédits contractés à des taux proches de 1 %. Revendre actuellement pour acquérir un nouveau logement impliquerait de renoncer à ces conditions de financement particulièrement avantageuses et de souscrire un nouvel emprunt à un coût nettement supérieur.
A cela s’ajoutent d’autres freins : une valorisation parfois insuffisante du bien revendu, des frais d’acquisition élevés ou encore l’absence de dispositifs d’aide comparables à ceux destinés aux primo-accédants. Résultat, de nombreux ménages préfèrent différer leur projet immobilier.
Un marché moins fluide et des délais qui s’allongent
Cette moindre mobilité se traduit directement sur le fonctionnement du marché. Selon Century 21, les délais de vente continuent de progresser. Il faut désormais en moyenne 105 jours pour vendre une maison, contre 99 jours un an plus tôt, et 99 jours pour un appartement.
Les acquéreurs demeurent présents mais arbitrent davantage leurs décisions. Le coût du crédit, les travaux à prévoir, les performances énergétiques et les charges futures sont désormais systématiquement intégrés dans leurs calculs.
Autre constat : l’allongement de la durée de détention des logements. Alors que les propriétaires revendaient auparavant leur bien après environ 7 ans, ils le conservent désormais près de 10 ans en moyenne, réduisant mécaniquement la rotation du parc immobilier.
La fluidité du marché au cœur des enjeux
Le premier semestre 2026 confirme que le marché immobilier ancien reste solide, mais moins fluide. Si les primo-accédants retrouvent progressivement le chemin de l’accession, les secundo-accédants demeurent freinés par le coût du crédit, ce qui limite le renouvellement de l’offre.
Pour Charles Marinakis, la priorité n’est pas de soutenir artificiellement le marché, mais de préserver les conditions de son fonctionnement. « Nous n’avons pas besoin d’être aidés. Ce qu’il ne faut pas, c’est être empêchés. Ce qu’il faut préserver, ce sont des conditions normales d’accès au crédit et une inflation maîtrisée », conclut-il.
Acheter, vendre, ou investir est une étape importante de la vie. Pour mener à bien votre projet immobilier, vous pouvez compter sur le professionnalisme et l'engagement des conseillers de l’Agence du Velay Century 21.
À votre écoute, ils prennent le temps de comprendre vos attentes afin de vous proposer un accompagnement personnalisé. Leur parfaite connaissance du marché local, leur expertise et leur disponibilité leur permettent de vous conseiller avec justesse et de vous guider à chaque étape de votre projet.
De la première rencontre jusqu'à la signature, les conseillers de l’Agence du Velay Century 21 mettent tout en œuvre pour vous offrir un service de qualité, fondé sur la confiance, la transparence et la proximité.
Avec Century 21, vous bénéficiez d'un accompagnement sur mesure pour concrétiser vos projets immobiliers en toute sérénité.
Les conseillers Century 21 l’agence du Velay, vos partenaires de confiance pour tous vos projets immobiliers

CENTURY 21 L'agence du Velay
1 Place Michelet
43 000 LE PUY EN VELAY
04.71.00.21.21